Avancées scientifiques - Découvertes L'actualité médicale dans le domaine de la neurologie > L'administration du gène AADC améliore de 30% les symptômes de la maladie de ParkinsonPublication : Neurology, édition en ligne du 14 octobre, 8 pages Date : 20/10/2009 Dans une étude à paraître, le Dr Chad Christine de l'université de Californie à San Francisco explique que la lévodopa est transformée en dopamine par la décarboxylase des acides aminés aromatiques (AADC) mais que cette action diminue irrémédiablement avec la dégénérescence des neurones nigrostriés faisant ainsi perdre le bénéfice de ce traitement.
Dans une étude financée par Genzyme, ils ont donc évalué la possibilité de restaurer la fonction dopaminergique en délivrant le gène de l'AADC, à l'aide d'un vecteur viral adéno-associé, au niveau des neurones striataux (eux encore intacts contrairement à ceux de la substance noire).
La thérapie génique utilisant le gène de l’AADC a été administré de manière bilatérale au niveau du putamen, chez 10 patients à un stade modéré de la maladie de Parkinson, la moitié recevant une faible dose et l'autre une forte dose.
Trois cas d'hémorragie intracrânienne sont survenus et ont été imputés à la procédure chirurgicale, les patients ayant récupéré.
Les effets indésirables les plus fréquents étaient des céphalées transitoires et une gêne au niveau du site de perfusion. Aucun effet indésirable significatif directement lié à la thérapie génique elle-même n'a été observé. Seul un patient a bénéficié un an et demi après d'une stimulation cérébrale profonde en raison de la persistance d'une détérioration des symptômes de fin de dose (effet "wearing-off")
A six mois de suivi, une amélioration des symptômes est à constater, avec une baisse du score total UPDRS (Unified Parkinson's Disease Rating Scale) de 31% en période "off" et de 32% en période "on", et sur l'UPDRS III (symptômes moteurs), une réduction des scores de respectivement 36% et 28%.
A deux ans de suivi (sept patients), les résultats suggèrent un maintien du bénéfice observé, avec une réduction du score total UPDRS de 38% en "off" et de 22% en "on".
Aucune augmentation des dyskinésies sévères n’est à noter.
Comme espéré, les doses de médicaments dopaminergiques ont été réduites chez huit patients (cinq ayant eu la dose forte et trois la dose faible) et sont restées stables chez les deux autres
Pour appuyer cette stratégie thérapeutique, l'effet de la thérapie génique a été confirmé par imagerie cérébrale (PET-scan au 18-fluoro-tyrosine), la prise du marqueur augmentant de 30% à faible dose et de 75% à forte dose.
Source: Agence de presse médicale
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