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Pharmacovigilance > Un lien entre pesticides et parkinsonisme dans une étudePublication : Archives of Neurology, vol.66, n°9, pp.1.106-13 Date : 12/10/2009 Plusieurs études, dont une étude nord-américaine, ont suggéré un lien entre l'exposition professionnelle aux pesticides et une maladie de Parkinson idiopathique. Les troubles induits restent atypiques et moins étudiés.
Le Dr Caroline Tanner du Parkinson's Institute à Sunnyvale (Californie) et ses collègues ont conduit une étude multicentrique auprès de 519 cas de parkinsonisme de cause inconnue, diagnostiqués huit ans auparavant au maximum, et 511 contrôles appariés pour l'âge, le sexe et le lieu de résidence.
Le mode de vie, les éventuels antécédents de traumatisme crânien et selon les professions, le risque d'exposition éventuelle à des produits chimiques (avec entre autres les solvants et les pesticides) ont été étudiés.
L'analyse indique un risque accru de parkinsonisme par rapport au groupe contrôle : pour les professionnels du milieu judiciaire (multiplié par 2,95) et ceux du bâtiment (multiplié par 1,45) en particulier.
L'usage des solvants n'a pas été associé au parkinsonisme alors que l'usage des pesticides multiplie le risque par 1,9.
En considérant l’exposition confondue à l’un de ces huit pesticides (acide 2,4-dichlorophénoxyacétique, paraquat, perméthrine, dieldrine, mancozeb, roténone, maneb et diquat), le risque de parkinsonisme est multiplié par 2,20.
Analysé séparément, seul l'acide 2,4-dichlorophénoxyacétique est associé à un risque significatif de parkinsonisme, multiplié par 2,59.
Cela soutient l'hypothèse que les pesticides peuvent être une cause de parkinsonisme. Il reste donc à déterminer lesquels en particulier ainsi qu’à évaluer le risque d’une exposition dans un cadre non professionnel.
Source: Agence de Presse Médicale
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