Avancées scientifiques - Découvertes L'actualité médicale dans le domaine de la neurologie > La molécule qui freine le ParkinsonPublication : New England Journal of Medicine Date : 24/09/2009 Rappelons à propos de la maladie de Parkinson que cette pathologie résulte de la dégénérescence, dans la profondeur des noyaux gris centraux du cerveau, des neurones «dopaminergiques». La détérioration de ces neurones, très impliqués dans les activités motrices, explique nombre de ses symptômes.
Depuis 1950, la L-Dopa et ses dérivés, tous dits « dopaminergiques », sont utilisés afin de restaurer la production de dopamine, sans pour autant enrayer la progression de la maladie.
Plusieurs essais cliniques testant un médicament : la rasagiline, déjà autorisée en France, sous le nom de Azilect, mais dont le prix n'a toujours pas été fixé par la commission de transparence dépendante de la HAS (Haute Autorité de Santé), sont en cours. Il a été constaté un effet direct sur la maladie de Parkinson et pas seulement sur ses symptômes.
Olivier Rascol (CHU de Toulouse) et Warren Olanow (Mount Sinai Hospital, New York), ont publié dans le New England Journal of Medicine les résultats d’un essai mené en double aveugle sur près de 1200 malades suivis pendant dix-huit mois, en Europe et aux Etats-Unis.
La cohorte a été scindée en plusieurs groupes, certains traités dès le début de l'étude durant dix-huit mois, les autres seulement pendant les neuf derniers mois. Après tirage au sort, la moitié recevait une dose d'un milligramme par jour, l'autre deux milligrammes.
En mesurant, par des tests (scores, échelles validées mondialement), l'aggravation de la maladie au fil du temps, force est de constater que les malades prenant la dose la plus faible le plus tôt avaient au bout de dix-huit mois un score légèrement meilleur que les malades ayant reçu cette dose seulement au bout de neuf mois, suggérant ainsi une modification du cours de la maladie
Les traitements précoces (et pas seulement avec la rasagiline) pourraient mettre en œuvre des mécanismes de compensation de la maladie qui ne s'épuiseraient pas au cours du temps. Toutefois, les auteurs ne retrouvent pas cet effet avec la dose la plus importante et n'observent donc pas cet avantage du traitement précoce.
Source : Le Figaro
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