Comment a-t-elle été découverte
?
La première description de la maladie a été
faite par James Parkinson en 1817 dans un ouvrage
intitulé « An essay on the shaking palsy
». Il décrit des patients présentant
une marche festinante, des tremblements de repos et
une diminution de la force motrice. Il appela cette
entité nosologique : la paralysie agitante.
Le tableau clinique a été ensuite complété
par les travaux de Trousseau et Charcot. En 1868 Trousseau
présenta une description explicite de la marche
festinante et en 1872, Charcot identifia la rigidité
musculaire caractéristique des patients.
Charcot proposa alors le nom de maladie de Parkinson.
En 1917, un grand nombre des survivants de l'épidémie
d'encéphalopathie léthargique
de Van Economo, développèrent un syndrome
parkinsonien séquellaire. Il s'en suivit
un regain d'intérêt scientifique
pour la maladie, avec en 1920 des analyses cliniques
permettant d'affiner la description de la maladie.
Puis sont apparus les concepts de bradykinésie
avec Cruchet en 1921, et d'akinésie avec
Wilson en 1925.
En 1967, Martin proposa une nouvelle définition
de la maladie reposant sur le tremblement, la rigidité,
l'akinésie et la perte des réflexes
posturaux.
Plus récemment, il a été mis
en évidence que les patients atteints de la
maladie de Parkinson pouvaient présenter également
des troubles des fonctions cognitives, notamment dès
le début de la maladie, alors que les lésions
sont essentiellement sous-corticales.
Puis, les avancées scientifiques ont permis
de relier à ce tableau clinique de maladie
de Parkinson « une lésion » et
« sa conséquence ».
L'anatomopathologie a aidé à préciser
le processus lésionnel et sa localisation systématique
dans les ganglions de la base et les techniques de
biochimie ont permis de faire le lien entre la maladie
de Parkinson et un déficit en dopamine. Cette
découverte a abouti aux premiers traitements
par Lévodopa dans les années 60. L'élargissement
de l'arsenal médicamenteux se fait dans
les années 70 (1967 : inhibiteurs de la Dopa-décarboxylase
; 1974 : agonistes dopaminergiques ; 1967 : inhibiteurs
de la MAO-B).
Dans les années 90, c'est le développement
des électrostimulations chroniques.
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